Histoires de Voy@ge ... Le Forum

Le forum des Cyber-Voy@geurs ...


Vous n'êtes pas connecté. Connectez-vous ou enregistrez-vous

La remontée des Balkans

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas  Message [Page 1 sur 1]

1 La remontée des Balkans le Sam 8 Jan 2011 - 19:20

cleophas

avatar
Bonjour à tous
Bien que ce reportage soit présent sur mon site et sur BECC, je le poste ici ou il semble avoir sa place toute indiquée. Je ne tiens pas à forcer les gens pour venir le voir sur mon site et il est toujours bon, à mon sens, d'étoffer un forum plutôt que d'indiquer un lien pointant ailleurs. Ceci dit, je n'ai pas mis toutes les photos ni les vidéos afin de limiter quelque peu la longueur du topic

Au départ, un voyage rapide entre un père et un fils à une période que nous ne pouvions changer pour des raisons professionnelles. Nous savions que les conditions climatiques ne seraient pas des meilleures mais elles ont pigmentées quelques peu l'aventure. Ayant acheté e CC en juin dernier, il fallait bien l'essayer non ? je confirme!.. il roule bien et est très confortable (heureusement car les routes en sont pas ... mais passons aux choses sérieuses !

___________________________________

4100 km en 11 jours

Italie et Grèce
Jeudi 18 novembre 2010


Mercredi soir je passe chercher Benjamin à son domicile. Vers les 21h nous prenons l'autoroute direction Ancone sur la cote Adriatique. Nous devons y être pour 13h afin de faire valider les billets d'embarquement du Ferry. Nos allons rouler toute la nuit en se relayant, dormant tantôt sur le siège passager, tantôt sur le lit derrière. Pas facile de faire le plein de gasoil en Italie en pleine nuit. Le pompes sont fermées et après quelques minutes de réflexion de notre part, il s'avère qu'il faut réveiller le gardien de nuit en sonnant grâce une sonnette installée à coté de pompes.

Pas de bol, je mets du gasoil ordinaire.... 10km plus loin, le voyant orange défaut moteur s'allume. Le voyage commence bien !!
Il ne s'éteindra de lui même qu'en Albanie après que l'on est refait un plein de meilleure qualité.

C'est vers les 8h30 que nous arriverons à Ancone et il nous faudra attendre que le bureau d'embarquement délivrant les tickets ouvre. Une fois récupérer ces précieux sésames, nous allons nous positionner sur le quai prêt à l'embarquement. Télé et sieste seront les bienvenues après les 830 km de bitume avalés.

Le ferry est à l'heure...... et c'est un gros bateau, l' Olympic Champion !!
Je n'ai pas compté le nombre de semi remorques embarqués dans ses entrailles mais pas loin de 75 sans compter les voitures, les camionnettes et un Camping Car. Un cri à la sortie du ferry nous alerte. un routier vient de découvrir un clandestin qui détale en direction de la liberté tant espérée.

Il zigzague entre les camions et les douaniers. Il est grand, noir à la peau très sombre et mate. Ses vêtements sont un état de saleté que je n'ai rarement vu. Il est plein d'huile, a t'il couché sous les camions ? Il court effrayé comme une biche aux aboies. A quelques mètre de moi, son regard croise le mien.. je ne l'oublierai jamais !!!
Passant à coté d'un douanier, il s'affale presque à mes pieds et de tout son poids sur la passerelle métallique d'embarquement. Le douanier près duquel il est passé lui a fait un croche pied. Aussitôt maitrisé par un genou dans le dos qui le maintenant plaqué au sol, il est "embarqué" à bord du ferry solidement maintenu par plusieurs douaniers venus en renfort.
Que va t'il lui arriver ? surement une reconduction dans son pays......

Nous embarquons donc sur le ferry. J'avais fais poser des suspensions pneumatiques pour une meilleure tenue de route du CC mais aussi pour relever le cul du bahut. Gonflé à 6kg, il y a largement de quoi monter sans toucher et sans problème. On nous positionne entre semis et camionnettes. Il y a en tout et pour tout 30 à 40 cm de chaque coté du coté du CC pour pouvoir ouvrir la porte et descendre. Une fois les amarres larguées, nous n'aurons plus accès à la cale.

Après un repas au self avec poissons frits et viandes nous passerons la nuit à essayer de dormir entre fauteuils et moquette. Visiblement il fait froid et il pleut dehors. Je sors régulièrement mettre la balise en route pour laisser une point de la traversée sur la carte Google Earth. Un café vite avalé et nous arrivons à Igoumenista en Grèce. Le temps s'est amélioré heureusement mais il a du pleuvoir énormément. D'ailleurs, à l'approche du port, le drapeau grec est hissé et au fond... les orages assombrissent le ciel procurant une très belle photographie.

On n'était pas en retard.. faut dire qu'on a roulé comme des avions... toute la nuit !


Alors repos et télé obligatoire pour récupérer !


Y a de la marge malgré le porte à faux de 2.37m. Merci Dunlop et les suspensions !


Orage o désespoir, mais quelle lumière pour la photographie.
[b]



Dernière édition par cleophas le Sam 8 Jan 2011 - 23:44, édité 4 fois

2 Re: La remontée des Balkans le Sam 8 Jan 2011 - 19:39

cleophas

avatar
Albanie, Macédoine
Vendredi 19 novembre

A la sortie du Ferry, la première chose à faire fut le ravitaillement en produits frais.
Pas dépaysés du tout puisque un Carrefour grec est ouvert.....
Nous quittons Igoumenista en direction de l'Albanie. Les orangers sont murs, les immenses vergers sont très colorés.
On nous décrivait la route comme difficile, les temps ont changés et les travaux avancent vite.
En fait, une nouvelle frontière a vu le jour et une route digne d'une autoroute est née.
Un duty free tout neuf est là et les Marlboro sont à 1,50 euros le paquet
Passage à la frontière en 5mn chrono, juste le temps de jetter un oeil à l'intérieur du CC et hop, nous roulons sur un vrai billard....

Un carrefour à la mode grèque


La nouvelle frontière Grèco-albanaise


Les premières images de l'Albanie nous ramènent quelques décennies en arrière.
Les champs sont couverts de petits bunkers. Il y a en a à perte de vues sur les premières lignes de défense albanaise.
Par moments, des bunkers de plus grosses tailles pointent leurs têtes bétonnées.
Certains sont même encore habités par d'étranges peluches répondant au nom de Pépère
Ce désormais célèbre Pépère nous accompagnera tout au long du voyage et tiendra à se faire prendre en photo dans tous les plus beaux sites connus et visités

Des rangées de bunkers…


Je vous présente Pépère, la mascotte que j’ai piqué à ma fille..


Passé la frontière, la route est toute neuve..


La dure réalité de l'Albanie nous rappelle à l'ordre. La route toute neuve s'arrête nette à l'entrée d'un village laissant place à une route damée mais bardée de trous. Il a du pleuvoir à torrent ces derniers jours car tout est inondé. Le CC passe, grince, secoue mais passe.
En fait, cela laissera des traces car dans les franchissement de certains trous, la CC semble s'être quelque peu vrillé faisant pousser de son ossature bois, les plaques d'alu de la coque. Le defaut moteur orange qui s'était allumé s'est éteint.
Mauvais gasoil italien ? C qui choque et ceci sur tout le long de notre parcours, ce sont ces habitations commencées mais jamais finies.
Que se soit en Albanie, au Kosovo ou en Bosnie, on retouve plus ou moins ce genre de maisons ou d'immeuble avec les murs, le toit mais sans fênètre ni cloisons.
Je ne saurais dire pourquoi....
Nous arriverons tant bien que mal sur ces routes défoncées à Vloré pour notre première nuit.
Télévisin française dans le camion, Ouzo à l'apéro.... nous serons dérangés vers les 20h par un vieux monsieur venu frappé à la porte du CC : "Kapé, kapé !!!! " nous ne comprenons pas ce qu'il veut... et fini par partir. 4 mn plus tard il revient frappé mais en compagnie d'une personne de l'hôtel d'en face parlant anglais. Cette personne nous explique un peu gênée que pour stationner ici la nuit sur la place, il faut l'approbation du monsieur en question.
Après que nous ayant compris la situation, le vieux monsieur main sur le coeur semble nous avoir donné son approbation

Aie aie aie la route


Samedi 20 novembre
Lever à 7h après une bonne nuit très calme, on décolle à 8h40 et dans le mauvais sens.
Demi tour et passons près d’un marché… qu’il faut absolument voir. Difficile de trouver une place avec les 7,25m du CC (je m’en doutais de toute manière). Sacré marché ou se côtoie dindons vivant au sol, montagne d’œufs, tabac au kilo, chaussures plastique etc etc… 9h30 on goute des brochettes de porc… ca baigne quelques peu dans l’huile mais le citron rajouté donne un excellent gout.
On reprend la route en direction de Fiers, punaise.. ca secoue….la route est pourrie mais pour l’année prochaine un autoroute est en construction et presque finie.. Ca bouge en Albanie.
On reprend un semblant d’autoroute d’où on voie des tas de choses…. Scooter, charrette avec âne à contre sens, vente de lapins vivant entre les deux voies…. Vache en train d’être dépecée sur le bord, accrochée à un pylône électrique et des jumelles radar. Beaucoup de contrôle à mon sens.
Arrivée à Elbasan pour manger à midi, il fait grand soleil et 18°. On trouve un petit bar : Feta grillée, saucisses, pain et 0,5l de bière pour 800 lekes soit moins de 6 euros.



Quelle saleté dans les quartiers reculés de Vloré..


Marché albanais




Le passage de la frontière Albanaise-Macédonie se passe en 10mn sans fouille du CC.
Puis se sera la remonté vers Tetovo, seconde ville macédonienne en passant par une petite route longeant un lac d’une saleté….. incroyable. Ce qui me choquera de l’Albanie et la Macédoine, c’est l’état de saleté du pays sans parler de la pauvreté. Entrée dans Tétovo.. énormenent de monde qui roule dans tous les sens. 17h, il fait déjà nuit et c’est déprimant ! On trouve un parking de supermarché : Véro c’est son nom. Finalement on ne sent pas en sécurité dans cette ville. On va manger et rejoindre la frontière du Kosovo ou on doit pouvoir dormir. Un point positif, une connexion internet au top….. on traine sur Facebook puis on mange et Benji décide d’aller filmer de nuit dehors.
« Qu’est que vous foutez là ? » Et c’est la rencontre de Blavichka (je l’ai bien écrit ? sinon elle va me tirer le oreilles). Parti de Macédonie à 7ans, elle a fait sa jeunesse, études et travail à Lille et parle français bien sur sans accent. Finalement, elle est revenue au pays en 82. Nous avons eu une longue discussion avec, qui nous a mis en garde sur le climat du pays (bien que nous français ce ne serait peut être pas le cas). Macédoniens et albanais vivent dans ce pays avec visiblement une haine réciproque. Blavichka nous propose que nous de montions coucher à son village natal à 5km de la frontière du Kosovo. Elle nous a même proposé la maison de sa maman…. quelle leçon de savoir vivre pour nous français !!!! Après quelle nous ai remis sur la route de la frontière nous montons à la frontière, il est minuit. 5km avant la frontière, on trouve le petit village de Rogacevo. Houlla Blavichca.. ça monte ! En arrivant sur la place, on sait déjà que nous n’allons pas pouvoir dormir ici, le terrain est très en pente. Ce village semble en effet très beau mais nous allons rejoindre la frontière.
0h45… frontière du Kosovo. Un douanier est droit dans la nuit et le froid macédonien, 3°. Il ne comprend pas lorsque nous lui demandons s’il est possible de dormir ici. Il part réveiller son chef qui parle un peu anglais… mettez vous là …. Pas de problème de sécurité ! … tu m’étonnes !!!!! Merci monsieur !

3 Re: La remontée des Balkans le Sam 8 Jan 2011 - 23:23

cleophas

avatar
Kosovo
Dimanche 21 novembre

Lever à 8h00 avec un beau soleil et 5° sur ces hauts plateaux. Dans le CC le chauffage a tourné toute la nuit. Nous sommes à 100m de la frontière et peu de monde passe ici. A 6h, je suis réveillé par les hauts parleurs du minaret du village à coté…. Le passage de la frontière macédonienne se passe en 5mn et pas de fouille. 200m plus loin c’est le Kosovo. En anglais on nous dit de couper le moteur…. de ne pas descendre du véhicule.. Passeports et papier véhicule. Assurance.. pas bonne !! je sais monsieur…. Il faut prendre assurance.. oui bien sur…
Je savais qu’il fallait prendre une assurance de 50 euros pour 15 jours. On nous dit de garer le CC plus loin…. Puis de suivre un type en civil. Petit bureau bien chauffé, informatisé… mais il est incapable de déchiffrer la carte grise du CC. Une discussion s’engage avec ses collègues venus dire que le CC ne rentrait dans une catégorie référencée… C’est quoi ? Ford ! Ah Ford… ca va mieux. En effet, les nouvelles cartes grises il y a seulement DETHLEFFS et pas Ford. Ils trouvent un terrain d’entente visiblement … Ford Transit ! Ben oui c’est ça, s’il me l’avait demandé !!!!!
Il rempli donc l’assurance et mon adresse en sera : est le propriétaire. Il a confondu ou pas compris je crois : propriétaire et adresse ! 20 euros sir. 20 euros ? Paye me dis Benji, cherche pas à savoir….. On retourne tout content au CC avec notre papier. Sauf que nos passeports sont encore entre les mains des deux autres douaniers. On nous demande alors .. rien à déclarer ?... d’ouvrir le CC, la soute, tout y passe ainsi que l’intérieur. Le type en civil est venu se joindre à ses deux collègues. On sent visiblement qu’ils sont plus attirés par le CC que par ce qu’il contient. N’empêche que la soute est fouillée puisqu’il nous dit en anglais : 10 bouteilles de vin pour deux, ca va aller ? C’est deux bouteilles par personne. S’il savait qu’a l’intérieur il y a une réserve de grand cru au cas ou….
Et l’intérieur ? montez messieurs…. Et voilà le douanier et le type en civil qui monte et visitent, le douanier ouvrant toutes les portes en haut, le civil ouvrant la salle de bain scrutant l’aménagement. Ils parlent dans leur langue mais on ressent qu’ils sont plus attirés par la coté magique du camping car que par son contenu. Leurs yeux les trahissent…. Après le départ du civil, le douanier nous demandera en souriant notre trajet, notre voyage, le prix du camping car… etc… Voulez vous une bouteille de vin ? C’est un non qui dit oui mais pas maintenant. Nous récupèrerons nos passeports au poste en lui laissant un Côte du Rhône bien emballé dans un sac plastique. Nous avons eu droit à un grand sourire et bon voyage messieurs…..
La route est belle et les maisons ont changées. Beaucoup moins de saleté sur le bord des routes. En arrivant à Pristina, on sent une ville européenne tellement les bâtiments ont poussés comme des champignons. On est presque déçu de trouver autant de commerces modernes sur le bord des routes. Quel changement avec les deux pays précédents traversés. On trouve un parking payant et gardé (2 euros) et on sort les vélos. Nous partons à l’aventure dans la ville qui reste une ville toutefois moderne. Enfin faire du vélo au Kosovo ! Un peu déçu de la ville on s’arrête manger dans une petite taverne sans alcool (pas de bière) puis on rejoint le CC direction Mitrovica.
A mi chemin, le camp du Marechal de Lattre de Tassigny. Chouette les Français !!!!!! On y va…. A l’arrivée on est quelque peu déçu…. Le planton nous parle français mais avec un accent et ne peut répondre à nos questions. Vous voulez voir le Colonel ? non ne le dérangez pas…. ? il appellera un collègue qui a dit à Benjamin quelque chose proche de : si vous avez besoin de rien , vous pouvez me demander, je suis là.
On reprendra la route pour Mitrovica. A l’entrée de la ville, on s’arrête dans un magasin de souvenirs pour prendre quelques babioles et j’en profite pour lui demander ou dormir ce soir en sécurité sur un parking ou une place.
Une discussion s’engage alors avec une personne plus âgée.. je ne pige rien mais visiblement il cherche ou on pourrait se garer. Je fini par comprendre que la personne âgée va venir avec nous pour nous guider. En effet nous l’embarquons avec nous et 1km plus loin nous demande de nous arrêter. Il descend et parlemente avec un homme à vélo à l’entrée d’une usine en centre ville…. Une nuit ou deux ? une seulement ! C’est ok mais ce sera 2 euros. Pas de problème !!! Vous payerez demain on a cru comprendre. A notre guide nous lui donnerons en toute discrétion, un Cote du Rhône…. Il avait les yeux plein de lumière cet homme après. Nous allons passer la nuit sous la protection du gardien de l’usine et cela vaut tous les terrains de camping.
Passage à la frontière du Kosovo


Je ne sais pas pourquoi mais mon idée au départ était de faire du vélo au Kosovo
Pari tenu !


Lundi 22 novembre
Hier nous n’étions pas au bout de nos surprises. Installés devant la télé, on sent bouger le CC. J’allume la caméra arrière… rien…. On sort…. Nous voyant dehors nos gardiens viennent voir. S’engage alors une discussion ou l’on ne comprend rien bien évidement. Un des deux gardiens nous parlent de France…. Et visiblement un membre de sa famille y réside. Il sort son téléphone et compose un n° : Chiqua ? C’est sa fille qui est à Avignon… puis passe le téléphone à Benji. Finalement on prendra des photos du papa et on les enverra dès que possible par mail à sa fille. Nous n’avons jamais vu un homme aussi heureux. Il a fallut absolument aller avec lui le matin boire un café.. main sur le cœur. On partira vers 9h non sans lui donner une bouteille. Encore un heureux.
Avant de prendre la direction de la frontière Serbe, Benji s’arrête acheter des clopes. Il revient les mains vides : Y en avait plus ? non trop chères…. 1,70 euro le paquet de Malboro !
La route qui nous mène à la frontière doit bien faire 10-12%. C’est comme si on montait à l’Alpes-d’Huez. Virages en S sur virage en S. Avant la frontière Kosovarde, on croise un camp français. Quelques blindés légers, des militaires en faction qui nous regardent passer un peu étonnés. 100m plus c’est la border zone. Papiers, assurance spéciale, en règle nous repartons 5mn après. 100m plus loin c’est la border zone Serbe.
Passeport ! …. Non good !!!! Why ? stamp kosovo… no possible !!!! Carte identité française OK.
Voilà autre chose. Nos passeports ne sont pas bons car ils ont un timbre du Kosovo dessus. Et pas la peine de discuter, le type n’a pas l’air enclin à toute négociation. Je sors ma CI mais panique à bord.. les papiers de Benji. On trouve le portefeuille mais pas de CI. Elle est restée en France.
No problème…. Demi tour Kosovo nous dit’il… les boules. On ira tout de même en Serbie mais sur 50m le temps de faire demi tour car 7,25m de long ça ne tourne pas sur place. Repassage à la frontière du Kosovo qui nous voyant revenir lèvent les bras au ciel. Ils ne sont pas étonnés du tout. Ils ont même des photocopies qu’ils distribuent dans ces cas là ou une autre route est inscrite pour rejoindre le Monténégro sans passer par la Serbie. Des douaniers qui sont d’ailleurs très sympathiques mais ne peuvent rien faire. En repartant, petit arrêt vers les français : Salut les gars ! comment va ? etc etc etc …. ! Deux militaires, un de Normandie et l’autre de Montpellier. Y a des lyonnais ? oui mais il est en exercice…. Pas de bol…. Un hélico est annoncé, nous devons partir.
Nous repasserons par Mitrovitca et devrons faire quelques 120km pour rejoindre la frontière du Monténégro située à 1750m d’altitude. On a eu un peu peur, de la neige mouillée sur la parebrise, bourrasque de vent et pluie très dense. Passage à la border zone coté Kosovo en 5mn. 5km plus loin c’est la frontière du Monténégro. Beaucoup de routiers chargés de bois attendent. Inspection des papiers, taxe eco de 30 euros (prévue) et visite du CC jusque dans la salle d’eau et les médicaments. Pas vu les bouteilles !!!! Cela se terminera comme d’habitude par : combien le CC ? heu…..neuf 60 000 euros ! Je les soupçonne de fouiller en partie le CC pour voir l’intérieur.
Nous redescendrons vers la capitale Pogdorica sous une pluie battante. Moins de 12l au 100, le CC m’étonne. 16h, il fait presque nuit .Nous arriverons à Pogdorica sans pluie mais la nuit est tombée. Difficile dans ces grandes avenues de trouver un coin pour dormir. On s’arrête pour demander une direction et là, faisons la connaissance de Spiro, guide de musée à Cetinje et qui de surcroit parle anglais parfaitement.
Il est à pied et nous propose son parking devant chez lui. On accepte bien évidement et on l’emmène. Nous resterons deux heures à parler en anglais (surtout Benjamin ) et nous offrira un verre de whisky du Monténégro (a base de raisin autant dire du marc) et du vin du pays (une découverte..).
En retournant au CC Spiro veut visiter l’intérieur, c’est un baroudeur dans l’âme et son rêve est de s’acheter un CC pour voyager « around the world ». Demain nous devrions le suivre dès 8h30 afin de nous remettre sur le bon chemin.

Sur le parking de la LEX


Comment on range du bois là bas… au top !

Les cabanons de la frontière Serbe ou nous seront refoulés


La frontière monténégrine à 1750m d'altitude dans des conditions épouvantables

4 Re: La remontée des Balkans le Sam 8 Jan 2011 - 23:30

cleophas

avatar
Monténégro
Mardi 23 novembre 2010

A part la pluie de la nuit, il y a eu deux gros orages …. Ça a pété grave comme on dit. Soit disant que le Monténégro est le pays le plus arrosé de l’Europe, je confirme.
A 7h30 nous sommes réveillés et prêt à 8h. Il ne pleut plus (pour l‘instant). Spiro nous attend avec un sac. Un sac de 4kg de Kiwi dans les mains. « It’s for you »…. ce sont des Kiwi de son verger que nous n’avions pas vu en arrivant de nuit. Ils seront bons dans 20 jours !
Il a aussi dans sa main une photo de campeurs français qu’il veut nous montrer et qu’il avait accueillis en 1970 ce qui lui avait laissé un souvenir inoubliable se souvenant même des prénoms. Or, lorsqu’il a vu la plaque française du CC…. Ses souvenirs et sa gentillesse l’on conduit naturellement vers nous je suppose.
Après le plein d’eau chez Spiro, nous le suivons en direction de son travail à Cetinje, ancienne capitale royale du Monténégro. Il pleut, le plafond est bas mais on s’y attendait. Venir dans les Balkans en novembre c’était s’assurer des jours plutôt pluvieux qu’ensoleillés. Nous ferons 30 km à travers la montagne noire (Monténégro) sans jamais bien voir les paysages. Arrivés à Certinje, nous nous garons au muséum. Il pleut toujours aussi fort ! Spiro tient absolument à nous faire découvrir son musée. Pas de touristes en cette fin novembre et nous passerons de salle en salle avec notre guide exclusif, passionné, et très grand connaisseur de ces racines monténégrines.
Nous saurons tout sur les princes et rois de ce pays dans les moindres détails. Après s’enchainera la visite des appartements royaux et en sortant Spiro tiens absolument à nous monter une chose…. Un des joyaux du Monténégro. Le musée d’Art est fermé mais Spiro a ses entrées et l’on nous conduira à travers les salles de ce musée dont les murs sont couverts de tableaux anciens et modernes vers le joyau en question. Il s’agit d’une icône de 50x35 approximativement en or massif. Elle représente un personnage (dont le visage à disparu mais dont la silhouette et la chevelure est bardée de plus de 270 diamants dont certains approchent la taille d’un petit pois. D’autres grosses pierres précieuses ornent cette icône. Valeur inestimable vous vous en doutez !!!
Il est midi et nous proposons à Spiro de venir manger avec nous mais visiblement il ne mange pas le midi. Qu’à cela ne tienne, il nous accompagne pour boire un jus de fruit. Il nous conseillera pour commander un plat typique local et voudra même payer la note.
il ne manquerait plus que ca !!!!! M’enfin !!!!!
il prendra sa voiture pour nous remettre sur la bonne route en direction de Stephi Stephan (Saint Etienne) cette ile devenue hôtel de très grand luxe, fleuron du tourisme monténégrin avant de retourner à ses occupations professionnelles. Nous avons été marqué une fois de plus par la simplicité de Spiro, par la lucidité et l’humanisme de ce personnage. Il s’est confié à nous comme peu de personnes ne peuvent le faire nous expliquant tantôt l’histoire de son pays, tantôt la vie politique, ses voyages , ses espoirs en l’humanité, ses déceptions… un personnage de grande valeur Spiro !!!!
Nous quitterons Spiro avec un pincement au cœur, persuadés qu’une telle rencontre n’arrive que rarement dans un voyage tel le notre, loin des hôtels et voyages formatés, programmés….
Si à Cetinje nous y avons vu de la neige, la route qui nous mène à Budvar au bord de la mer grimpe désormais parmi les montagnes. 5 km plus loin c’est Stevi Stephan, cette perle de l’Adriatique posée au bord de la côte. Il s’agit d’une ile de pêcheurs devenue hôtel de luxe privée et prisée des plus grands de ce monde. Nous descendrons jusqu’au pied en ce mois de novembre désert de touristes.
Une fois garé sur la parking à 2 euros de l’heure, l’accès à l’ile nous sera refusé. closed !!!!
Nous rejoindrons Budvar et un parking payant pour y passer la nuit sous des orages violents.

L’hospitalité monténégrine… à coté des kiwis..


Visite des musées avec un guide que pour nous. Nous sommes incolables désormais sur la royauté du Monténégro.


Comment ne pas la faire cette photo.. un cliché, une icone touristique…. Bon l’italien qui l’a prise n’avait pas bien le pied marin. Père et fils devant Sveti-Stephan


Fidèle à l’idée du nain de jardin d’Amélie Poulain, Pépère me suit partout et ne manquerait rien au monde une photo devant un site connu



5 Re: La remontée des Balkans le Sam 8 Jan 2011 - 23:34

cleophas

avatar
Avant de continuer, j'ai reçu ce soir un mail de Spiro, la personne qui nous a hébergé dans sa cour au Monténégro.
Que veut dire : "Vidange dans" qui s'affiche sur le tableau de bord de sa Scenica 1.9 DCI ?
Je me suis bien sur empressé de lui répondre ....
Ce genre de rencontre marque profondément un voyage. De retour en France, je reste certains qu'un jour nous nous reverrons.. une intuition (masculine je précise Very Happy )

6 Re: La remontée des Balkans le Dim 9 Jan 2011 - 21:36

Jean-Fi .

avatar
Admin
Bonsoir,

Merci Gilles ...



Amicalement .
Jp .

http://forum-hdv.forumactif.org

7 Re: La remontée des Balkans le Lun 10 Jan 2011 - 0:25

cleophas

avatar
Bonsoir et merci Jean Fi


Croatie
Mercredi 24 novembre 2010

9h45 nous décollons après que la nuit fut quelques peu bruyantes… orages.. oh désespoir !!
Le parking nous a couté 13 euros mais nous avions encore une fois, un gardien pour nous tout seul puisque qu’il n’y avait que 2 ou 3 voitures et nous.
Direction Kotor et ses bouches. Un paysage exceptionnel parait il ! Le GPS a retrouvé une trace. Tiens, le Tomtom refait surface après plus de 2200 km. Le GPS Europe ne dispose pas en effet des cartes de l’Albanie, de la Macédoine, du Kosovo et du Monténégro.
Chaque matin lorsque l’on nous démarrons, nous avons une pensée envers les personnes qui nous suivent à la trace….. c’est rigolo…. Ou ils vont les Moreau ? Même nous ne le savons pas !
On se dit : tiens … Fafa regarde la carte (petit clin d’œil) et il se dit… tiens ils avancent… tient, ils sont arrêtés… terrible ce truc !!!!!!
Arrivés à Kotor, c’est vrai que le paysage doit être grandiose. Mais sous de fortes pluies, c’est bien différent. Nous prenons les toutes petites routes du bord de la cote. C’est gonflé quand même avec un gros CC mais on est en novembre et il n’y a personne.
On pourra tranquillement faire des photos de ces fameuses iles avec une église en plein milieu, ces iles figurants parmi les plus belles cartes postales du Monténégro.
Passées la frontière du Monténégro en 2 mn chrono, celle de la Croatie ne nous à demandé pas plus de temps. L’autre perle de l’Adriatic sera Dubrovnic. Quelle vue superbe de la route lorsque l’on arrive !
On trouvera une place presque au bord des remparts non sans avoir une certaine inquiétude de ma part quand à la légalité de stationner en Croatie sans payer sa place…….
Très belle ville, déserte en novembre. Dubrovnic s’offre à nous sous des pavés mouillés ressortant la splendeur de ses pierres. Nous prendrons poissions frits et calamars grillés pour l’équivalent de 28 euros avec les boissons. Bon sang, on n’a plus l’habitude, c’est cher.
Pire.. les clopes sont hors de prix : 3 euros !!! un comble !!!!
Nous reprendrons la route pour rejoindre à la nuit tombée (16h30) le petit village de Slano au bord de la mer.
Un petit village tranquille. Tous les Autocamp (Camping) étant fermé, on doit pouvoir être pénard ici.
Parabole relevée, L’OL joue se soir….. Uns voiture stationne à coté, moteur tournant…. Finalement Benji me dit que c’est les flics…. Ils repartent. Visiblement on pense que nous serons tranquilles pour passer la nuit.

Dans les bouches de Kotor


T’as raison Pépère, tiens le parapluie.. ça n’arrête pas de tomber ici !


Dubrovnic


Un peu de répit du coté de la pluie à Dubrovnic


C’est dingue.. 16h il fait déjà nuit par ici en novembre…



8 Re: La remontée des Balkans le Lun 10 Jan 2011 - 0:35

cleophas

avatar
Bosnie Herzegovine
Jeudi 25 novembre

En effet, on a été tranquille. Après une nuit et un orage ou deux (on sait plus) ainsi qu’une connexion webcam impec pour Benji, nous trouverons le soleil au petit déjeuné. Mais nous trouverons aussi une prune, une amende… non pas le fruit mais belle et bien le PV de 60 kunars (9 euros) pour stationnement illégal. Bon c’est naze.. ils ont marqué Fiat… c’est un Ford mon CC !!! D’autant plus qu’ils l’ont posé à9h00 alors que nous déjeunions … on a rien vu ! Vicieux en plus ces flics ! Un souvenir de plus ! 10 mn après avec « décollé » voila que l’on trouve un marchand d’huitres sur le bord de la route. Et bien on déguste, on achète des moules et manger des moules à Sarajevo, ça n’a pas de pris ça !!!!
La frontière Croate se passe en deux temps deux mouvements et celle de la Bosnie mais un douanier veut voir le …. Camper ? Ca y est, cela recommence !!!! Il monte, observe et ressort… Ok, it’s Ok ! Thank you Sir !!!!
Direction Mostar. Franchement son centre historique est superbe. Des « pilons » qui viennent mendient dès notre arrivée sur un parking payant au centre ville, des roms qui mendient mais la ville essaye d’effacer les traces du conflit. De nouveaux immeubles ressortent de terre mais il reste des traces indélébiles car des bâtiments administratifs sont dévastés, des immeubles affichent toujours les trous d’obus ou roquettes…
Le pont est somptueux, refait à l’identique. Il fait beau, c’est touristique, déserté cause de fête nationale bosniaque, excellent souvenir de Mostar….
On repart direction Sarajevo quelques 110 km plus loin… Il faudra passer un col et de la neige au rendez vous. Nous rentrons à Sarajevo à la tombée de la nuit. Une grande avenue.. impressionnante !! Est celle là l’avenue la Sniper avenue ?
Que de grands commerces, constructeurs automobiles de luxe… ainsi que de grands immeubles types HLM se hérissant tout au long de cette avenue. En regardant bien, ils ont bel et bien morflés ! Que d’impacts de balles… Un grand immeuble reste complètement détruit par les tirs de chars et roquettes. Aussitôt Je pense à ce qu’on dût endurer pendant ces gens pendant ces sombres années…. La vie à due être un enfer aux regards des immeubles criblés de balles.
Il nous faudra tourner plusieurs fois dans les avenues du centre pour trouver une place (deux emplacements) au centre de la vielle ville. 10 euros en papier et pas en métal….. pour la nuit.
Première chose que fait Benji.. chercher une connexion et sa marche. On se baladera dans la vielle ville et sous la pluie très froide, on retrouvera la chaleur du CC et des moules croates qui nous attendent.
Juste un petit soucis aperçu aujourd'hui... une petite fuite d'huile vient d'apparaitre... on surveille....

Mostar et ses séquelles






Mais Mostar c’est aussi cela. La fabuleux pont reconstruit après avoir été bombardé.
C’est assurément LE point de mire de mon voyage. J ne suis pas déçu !!


Les premiers avertissements neigeux..



Vendredi 26 novembre
Je crois que l’on s’est bien fait avoir avec ce gardien. Toute la nuit nous n’étions que les seuls occupants du parking. Le CC seul en plein milieu d’un parking au centre de Sarajevo aurait peut être pu en refroidir plus d’un, mais non, rien ne s’est passé ! 3° au petit matin les collines environnantes sont blanches de neige. Réveil à 7h30, petit déj et petit tour dehors… pour tomber sur le gardien du parking.. le vrai, l’officiel.
En fait, hier soir en arrivant notre gardien n’était ni plus ni moins qu’un faux gardien escroquant les personnes voulant se garer. Ce n’est pas payant la nuit ! Encore fallait il le savoir. Tout est bon pour gagner de l’argent. Après discussion il nous sera tout de même demandé 4DM (2 euros) pour 2 heures (7h à 9h) et bien sur, 2 places de parking que l’on occupait. Plutôt sympa ce gardien et souriant, parlant anglais, il nous dit que la route pour rejoindre la Croatie est bonne. Sauf que la suite nous prouvera le contraire. Nous allons traverser la Bosnie aujourd’hui et une grosse étape nous attend. On ne pensait pas qu’elle soit aussi éprouvante au départ. Tous le long de cette route en parfait état, on peu apercevoir des maisons criblées mais principalement des ruines qui ont été brulées lors du conflit. C’est, on peut imaginer, facilement le cheminement des forces remontant cette route, brulant tout sur leurs passages…..
La campagne devient blanche, la neige n’est pas loin. Plus nous nous rapprochons de la frontière, plus la neige tient. Cela ne promet rien de bon. La température chute et passe sous 0.
Benji dors, je roule sur une superbe route dans la tourmente neigeuse qui commence à sérieusement prendre sur la route. Je ne connais pas le CC en propulsion sous la neige, je ne sais pas comment il va réagir. La neige colle et gèle au parebrise et sur les essuies glaces malgré le chauffage à fond. On distingue presque plus la route te impossible de s’arrêter.. y a rien !! c’est un no man’s land !
Ca monte, ca descend, c’est dans ces conditions que l’on s’aperçoit du dénivelé important de la route. Le CC roule parfaitement. Les 3,7 T doivent y être pour quelque chose car une grande partie du poids repose sur l’essieu arrière. C’est blanc partout, visiblement gelé car ils ne salent pas. Juste un chasse neige de temps en temps et une sableuse. Impossible de monter les chaines, la couche de neige n’est pas assez épaisse et de toute manière, pas de quoi s’arrêter.
Nous passons par des montées et descentes de 7 à 9%... L’antipatinage en montée s’est bien déclenché une fois ou deux dans les montées mais il grimpe.
Nous arrivons à un village ou nous sommes stoppés. Un semi est bloqué juste à l’entrée du village.
Ce n’est pas comme en France. Les habitants viennent au secours, c’est l’attraction. On sort le tracteur, un Zetor, on sort les chaines, on accroche le bahut et on tire… le Zetor fait des bonds en l’air lorsqu’il tire le bahut mais finalement arrache le semi de la glace pour franchir les derniers mètres de montée. Entre temps on s’est fait des potes, les pilons du coin qui nous parleront de l’OL. Benji sort son Iphone, cherche une photo…. Voilà Gerland ! Wouhaou…. Gerland !!!!! bon, je ne comprends pas tout en anglais mais un des pilons donnera plutôt le prix de l’Iphone en dollars à ses potes…
Nous allons repartir non sans quelques angoisses de ma part, la montée dans laquelle le camion est resté bloqué me fait un peu peur car il va falloir la…. descendre !
Et hop, un camion citerne arrive à ce moment et… reste bloqué à son tour. J’y vois pas beau car c’est franchement gelé. Va-t-on devoir coucher là me suis-je dis ?
C’était sans compter sur le Zetor qui comme un cabri sautant en l’air à finalement libéré la route du gros camion qui l’obstruait.
Nous repartirons pour atteindre la frontière bosniaque sur une route bien évidement non déneigée. 2mn il nous a fallut pour passer les deux frontières bosnique et croate. Vu le froid, aucun des douaniers n’a voulu prendre le risque de sortir de son bureau pour « visiter » le camion comme auparavant. On se renseigne « The road for Plivice is good ? »
No problème !!!!
Ben tiens.. z’ont l’habitude là bas.. pas nous… on est français et lorsqu’il neige, on aime bien que cela soit déneigé de suite. On fera les quelques 40 km nous séparant des lacs croates sous une neige intense mais lors d’une descente, je redonne le volant à Benji, j’en peux plus.. trop stressé par cette situation. En arrivant aux lacs de Plivice, visiblement une merveille à visiter, il faut se mettre à l’évidence. Il est 18h et nous avons deux options : rester pour essayer de les visiter le lendemain ou repartir en direction du bord de mer. Vu l’intensité des flocons qui tombaient, bien que nous ayons deux paires de chaines pour se sortir d’un éventuel pétrin, nous opterons pour la sagesse. A savoir redescendre en direction de la mer afin d’éviter un éventuel blocage sur place. Benji conduira tout le reste du temps sous des bourrasques blanches, le pied léger et sans aucune voiture sur la route. Jamais nous n’aurons mis les chaines et pourtant… si cela n’avait tenu que de moi, j’aurais chainé à la moindre alerte. Le Ford à propulsion nous a quand même pas mal étonnés de part ses possibilités. Cotes et descentes à 7-9% sous la neige et verglas, il n’a pas bronché, il est passé constamment. Quand je pense que l’on dénigre les propulsions Ford pour leur manque d’adhérence……. J’aurais bien aimé voir ce qu’aurait donné un CC en mode traction avec la majeure partie du poids à l’arrière comme le notre.
20h, on rejoint la cote. Il nous faut gasoil et eau car on est à sec, le dernier plein d’eau date du Monténégro chez Spiro. On pourra faire les pleins sur l’autoroute et à 20h45 nous trouverons un Autocamp (camping) afin de poser nos valises pour la nuit. 70 kunars soit moins de 10 euros pour la nuit. Je vais vous fais une confidence…. Ce fut une dure journée, 450 km dont 150 sous la neige.
Le matin en se levant, je crois sincèrement que nous avons fait le bon choix. Les montagnes au dessus de nous sont blanches et il a plu toute la nuit, nous réveillant tellement les averses étaient fortes.

Passer la nuit en plein centre de Sarajevo..


Toujours des séquelles..


Deux mondes se croisent….


Une église dans Sarajevo….



La galère commence..


Les semis en vrac sur le bas coté...


Et la galère continue...


9 Re: La remontée des Balkans le Lun 10 Jan 2011 - 0:45

cleophas

avatar
Retour en Croatie
Samedi 27 novembre 2010

Après les pluies saccadées mais intenses de la nuit, le soleil pointe son nez. Nous partons tardivement aujourd’hui à 11h15 pensant se reposer et faire bien moins de km. Mais on roule, il fait beau 8° et la route est belle, neuve et invite à tracer. 200 km plus loin nous sommes à Rijeka et ferons quelques courses afin d’écluser les kunars en notre possession et tellement désireux d’acheter des fruits de mer. Vous savez quoi ? Nous n’en avons jamais trouvé !! un comble pour une région de bord de mer ! Nous sommes quelque peu frustrés de ne pouvoir manger ce soir une langouste ou des fruits de mer. Le seul rayon poisson que nous avons trouvé était…. Congelé ! Furieusement on décide de continuer vers Venise. Passage de la frontière croate et slovène en moins de 2mn chrono nous fonçons sur les routes slovènes dans la neige et brouillard mais l’état des routes est nickel, nous ne sommes plus en Bosnie.
C’est à 19h30 que nous nous stationnerons sur le parking Tronchetto de Venise dédié aux bus et camping-cars. 21 euros les 12 première heures et 16 euros les 12 suivantes. C’est cher mais nous n’avons pas d’autres alternatives pour nous camping-caristes. Il fait froid, le vent souffle par bourrasque… demain sera un autre jour.
Du soleil après la neige et la pluie…


Le moral est revenu et le sourire avec


La route est un billard sur la cote croate


Petit port croate


La neige, un lointain souvenir … sur les sommets

10 Re: La remontée des Balkans le Lun 10 Jan 2011 - 0:55

cleophas

avatar
Venise, le retour
Dimanche 28 novembre

Le vent a soufflé en rafale toute la nuit et à 8h00 la pluie s’invite. Aie, pas bon plan pour visiter Venise. Chaudement chaussés et vêtus, nous prenons à 100m du CC le transport en commun local… le bateau. 13 euros pour rejoindre Venise, idem au retour. Je ne décrierai pas ici Venise, c’est beau, magnifique, à voir mais à voir sous le soleil.
Même des jours comme celui ci il y du monde. Je n’ose pas imaginer la foule lors des grandes migrations. Cela doit être impraticable, on ne doit rien voir du tout. Là c’est plutôt cool, toutes les boutiques ne sont pas ouvertes et l’on peut facilement errer dans les ruelles très étroites. La place Saint Marc commence à prendre l’eau, les estrades soient d’ailleurs posées en prévision d’une montée des eaux. J’ai bien cherché les pigeons mais je n’ai vu que quelques mouettes.
3 heures plus tard nous décidons de rentrer au CC et de prendre la route du retour. 680 km d’autoroute nous séparent de la région lyonnaise. 14h30 nous prenons le départ…. 17h00 nous sommes à Milan après avoir essuyé de la neige quelques km. -6° à l’approche du tunnel du Fréjus, c’est la neige qui tombe dans la vallée de la Maurienne. Après avoir déposé Benji chez lui, c’est à 23h40 que j’arriverai à la maison après quelques 4100 km en 11 jours !!!!
Venise sous les eaux… et la pluie !


Votre serviteur…


Et son gone….


Sans oublier Pépère…






Voilà pour le récit concernant ce voyage.
Quelque part éprouvant certes, mais tellement enrichissant...
et voyager dans de telles conditions de confort à bord du Dethleffs
je suis rentré presque reposé malgré les 4100 km réalisés en 11 jours.


Une dernière image qui me touche particulièrement....
Sur le pavage du Pont de Mostar, refait à l'identique du vieux pont bombardé..
Un chef d'œuvre de l'art Ottoman. Un bijou !!!!!


Merci à vous d'avoir pris le temps de lire ce périple !

11 Re: La remontée des Balkans le Lun 10 Jan 2011 - 8:47

alain.26

avatar
Bonjour,
merci à toi de nous avoir fait le récit de ce périple

http://voyagesalain26.over-blog.com/categorie-10201861.html

12 Re: La remontée des Balkans le Jeu 13 Jan 2011 - 20:55

rapido 03

avatar
Merci beaucoup pour ce récit que je n'avais pas encore eu le temps de lire.

j'ai retrouvé bon nombre d'endroits où nous sommes passés nous aussi.

mais à ce rythme tu ne peux malheureusement pas voir grand chose des innombrables curiosités que recèlent chaque pays, mais comme tu connais maintenant le chemin Wink tu y retourneras certainement une autre fois avec plus de temps pour visiter...

en étant en activité on ne choisit pas toujours, j'en sais quelque chose Wink

à+


_________________
Notre site de voyages :


http://www.vadrouillesencampingcar.jimdo.com

13 Re: La remontée des Balkans le Ven 14 Jan 2011 - 10:31

cleophas

avatar
C'est clair que nous n'avons pas visité beaucoup mais ce n'était pas notre priorité.
C'est vrai que certains impératifs de temps font qu'il faille faire un choix. Le notre s'est porté au départ sur le fait de rouler à deux chauffeurs.
Choix que nous assumons entièrement. Au retour Benji me dit : Tu sais Papa, maintenant que nous avons traversés tous ces pays, et bien l'Albanie et le Monténégro seront à refaire. moins le Kosovo et la Bosnie.
Je crois que nous retournerons un jour au Monténégro et notre guide nous attendra peut être qui sait ?

Finalement, plus d'un mois après le retour, je crois que Benjamin étant quelque peu stressé de part son métier, avait besoin de se défouler..... et le volant semble être est un bon défouloir pour lui ! Laughing

Contenu sponsorisé


Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut  Message [Page 1 sur 1]

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum